Nos conseils à l’heure où la géopolitique plombe nos assiettes

En seulement quelques jours, de gros nuages noirs ont fait leur apparition à l’horizon. L’alimentation va se retrouver au croisement des décisions géopolitiques, économiques et réglementaires récentes.
Ces décisions vont progressivement impacter notre système agroalimentaire global et votre autonomie. A très court terme, il faut s’attendre à des conséquences certaines sur les prix du carburant et donc toute la chaîne risque d’être impactée.
Quand la crise avec l’Iran va directement impacter votre panier
Les tensions autour de l’Iran et du détroit d’Hormuz rappellent à quel point notre système reste dépendant du pétrole. Une part significative du transport mondial d’hydrocarbures transite par cette zone stratégique. À chaque montée des tensions, les marchés réagissent immédiatement et les prix du baril augmentent.
Or le pétrole ne sert pas seulement à faire rouler nos voitures pour aller au supermarché. Il alimente le transport des marchandises, la production des engrais, le fonctionnement des machines agricoles et une partie des infrastructures de culture. Lorsque l’énergie augmente, toute la chaîne alimentaire est impactée. Le coût logistique grimpe, les charges des exploitations augmentent et, in fine, les prix alimentaires repartent à la hausse. A noter que le transport représente 10 à 30% du prix de l’alimentation pour le frais.
✅Notre conseil : anticiper un stock pour les denrées à conservation longue, des semences et surtout programmez rapidement votre installation de serre.

Mercosur : un accord Européen contre l’avis des citoyens et des agriculteurs
Après plus de vingt ans de négociations, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur progresse vers une application provisoire. Plusieurs médias ont souligné que la Commission européenne pourrait enclencher l’accord sans attendre un vote définitif du Parlement européen, grâce aux ratifications engagées côté sud-américain.
Cet accord prévoit une réduction importante des droits de douane, notamment sur des produits agricoles sensibles comme la viande bovine ou le soja. Pour les agriculteurs européens, cela signifie une concurrence accrue de produits issus de pays où les normes environnementales et sociales diffèrent des standards européens.
Dans un contexte de hausse des coûts énergétiques, cette pression supplémentaire complexifie encore l’équation économique des exploitations locales. Produire en France devient plus exigeant, tout en étant confronté à des importations à coûts plus bas. La conséquence directe est le risque de continuer à observer des faillites chez nos agriculteurs/éleveurs.
✅Notre conseil : continuez à faire la pression auprès de vos députés, signez les pétitions et surtout achetez local !
Loi Duplomb : une révision controversée qui ravive les critiques
La loi Duplomb adoptée en 2025 avait déjà provoqué de nombreuses critiques. Aujourd’hui, le débat repart de plus belle. Le média Reporterre parle même de « harcèlement législatif », car le sénateur à l’origine du texte a déposé une nouvelle proposition, appelée « Loi Duplomb 2 ». Cette nouvelle version viserait notamment à réautoriser certaines substances interdites, comme l’insecticide acétamipride, malgré les alertes sur leurs risques potentiels pour la santé et l’environnement.
Pour de nombreux acteurs écologistes, ces nouvelles tentatives élargissent encore la possibilité d’utiliser des produits phytosanitaires jugés dangereux. Ils estiment que les protections mises en place pour préserver l’environnement et la santé publique sont progressivement affaiblies.
Ainsi, la Loi Duplomb 2 n’est pas perçue comme un simple ajustement technique. Pour ses opposants, elle marque le retour d’un modèle agricole centré sur la compétitivité et la production, au risque de reléguer au second plan les exigences environnementales et sanitaires pourtant essentielles pour construire une agriculture durable.
✅Notre conseil : continuez à faire adopter des labels de confiance de vos achats, produisez par vous-même autant que possible et signez les pétitions.
Cultiver devient un acte stratégique
Crise énergétique, accords de libre-échange, réformes nationales : ces dynamiques montrent que notre alimentation dépend de décisions prises loin de nos cuisines. Plus le système est mondialisé, plus il est sensible aux chocs externes.
Dans ce contexte, produire une partie de son alimentation chez soi prend une dimension nouvelle. Une serre Myfood permet de produire jusqu’à plusieurs centaines de kilos de fruits et légumes par an, ainsi que du poisson en aquaponie, sur une surface optimisée. En se basant sur un panier moyen de fruits et légumes bio évalué entre 4 et 6 € le kilo, la valeur annuelle de la production peut représenter plusieurs milliers d’euros. Comme détaillé dans notre analyse « Rentabiliser ma serre Myfood en moins de 5 ans », l’investissement peut être amorti en moins de cinq ans selon les usages, les volumes produits et l’évolution des prix alimentaires.
Dans un contexte d’inflation durable, ce délai peut même se raccourcir : plus les prix augmentent, plus la valeur de ce que vous produisez vous-même progresse. La serre devient alors non seulement un outil d’autonomie alimentaire, mais aussi une forme de protection concrète contre la volatilité énergétique, commerciale et réglementaire.
Dans un monde incertain, cultiver chez soi n’est plus seulement un choix de mode de vie. C’est une stratégie de résilience. Pour votre autonomie c’est maintenant ou jamais !










