
Une pétition circule en ce moment et fait mouche : elle dénonce ce que ses auteurs appellent une « overdose fiscale » et demande, tout simplement, de rendre aux Français le fruit de leur travail et retrouver leur pouvoir d’achat. Le constat qui l’accompagne a de quoi faire réfléchir.
Chaque année, des économistes calculent le « jour de libération fiscale » : la date à partir de laquelle on cesse de travailler pour financer les prélèvements obligatoires et où l’on commence enfin à gagner pour soi.
En 2025, selon l’Institut économique Molinari et le cabinet EY, cette date tombait autour du 17 juillet, la plus tardive de toute l’Union européenne. Autrement dit, jusqu’à la mi-juillet, l’intégralité de ce que vous gagnez part dans la grande machine fiscale et sociale. Toujours selon cette étude, la fiscalité sur le salaire brut moyen atteint 54,4 % une fois additionnés cotisations sociales, CSG, CRDS, impôt sur le revenu et TVA : pour disposer de 100 € de pouvoir d’achat réel, un Français doit d’abord en payer 119 en prélèvements.
Mais le plus frappant n’est pas là. Le plus frappant, c’est tout ce que l’on ne voit pas.
Une journée ordinaire, et la fiscalité qui s’y cache
Suivons une journée banale.
8 h. Vous démarrez la voiture pour aller travailler. À la pompe, plus de la moitié du prix du litre ne paie ni le pétrole, ni le raffineur, ni le distributeur : ce sont des taxes (l’accise, ex-TICPE, puis la TVA… calculée par-dessus la taxe elle-même, soit un impôt sur l’impôt). Vous remplissez le réservoir en pensant payer du carburant. Vous payez surtout de l’impôt.
12 h 30. Pause déjeuner, sandwich et café. La TVA est là, discrète, sur chaque ligne du ticket. Sur la restauration, sur les boissons, sur à peu près tout ce que vous consommez.
18 h. Le supermarché. Et c’est ici que la fiscalité devient vraiment invisible. Le prix de la tomate que vous mettez dans votre panier n’est pas qu’un prix agricole. Il intègre, en cascade :
- le carburant taxé des camions qui l’ont transportée depuis l’autre bout de l’Europe
- l’énergie taxée des entrepôts réfrigérés où elle a patienté
- les charges et cotisations de tous les maillons de la chaîne : producteur, transporteur, grossiste, distributeur
- et enfin la TVA sur le produit fini.
Vous croyez acheter une tomate. Vous achetez une tomate, plus une dizaine de couches de fiscalité empilées tout au long de son voyage. À chaque étape, une partie part à l’État. Et cette part, vous ne la voyez jamais : elle est fondue dans le prix affiché.
20 h. De retour à la maison, vous allumez le chauffage et la lumière. Sur votre facture d’électricité aussi, la TVA et les accises s’ajoutent au prix de l’énergie elle-même.
Faites le total d’une journée. Puis d’une année. C’est exactement ce que mesure ce fameux « jour de libération fiscale » : la moitié de votre temps de travail, déjà partie, avant même que vous n’ayez profité du moindre euro.
Le prix caché de votre assiette
Reprenons cette tomate. Elle résume à elle seule le problème : nous payons cher une alimentation que nous ne maîtrisons plus. Cher, parce qu’elle a parcouru des centaines de kilomètres. Cher, parce qu’elle a traversé une chaîne logistique entièrement fiscalisée. Et au bout du compte, nous récupérons un fruit cueilli avant maturité, dont nous ne connaissons ni l’origine réelle, ni les traitements, ni la fraîcheur.
C’est là qu’une question simple devient politique au sens noble du terme : et si l’on reprenait la main sur une partie de ce que l’on mange ?

Reprendre la main : produire soi-même
Cultiver ses propres fruits et légumes, ce n’est pas seulement une lubie de jardinier. C’est, très concrètement, reconstituer du pouvoir d’achat sur un poste de dépense incompressible : se nourrir. Chaque salade, chaque tomate, chaque botte d’herbes aromatiques que vous récoltez chez vous, c’est un produit qui n’a traversé aucune chaîne logistique taxée, aucun entrepôt, aucun camion. La fiscalité cachée disparaît, parce que le trajet disparaît : de la serre ou du potager à l’assiette, il y a quelques mètres.
C’est aussi, et peut-être surtout, un sentiment de sécurité. Dans un contexte où les prix de l’alimentation grimpent et où l’on s’interroge sur ce que contient vraiment ce que l’on achète, savoir produire une partie de sa nourriture change le rapport au quotidien. On ne subit plus entièrement. On reprend une part d’autonomie, celle, justement, que la pétition appelle à rendre aux citoyens.
C’est tout le sens des serres aquaponiques Myfood : permettre à une famille de produire, chez elle, une part significative de ses fruits et légumes, toute l’année, sans expertise agronomique et avec très peu d’eau. Avec une serre Myfood, il est ainsi possible de couvrir jusqu’à 80 % des besoins en fruits et légumes d’une famille de quatre personnes. Non pas pour vivre en autarcie, mais pour reprendre du terrain sur un budget contraint et retrouver le goût, au sens propre, de ce que l’on mange.
📌 Idées reçues : « Mais on va me taxer mon potager ! »
C’est l’une des craintes que l’on entend le plus souvent. Mettons les choses au clair, sereinement.
Non, il n’existe aucune taxe sur le fait de produire vos propres fruits et légumes. Ce que vous récoltez et consommez chez vous n’est ni un revenu imposable, ni une activité soumise à la TVA. Pas de « taxe sur la récolte », pas de redevance annuelle sur votre production personnelle. Votre potager ne vous coûtera jamais un centime d’impôt sur ce qu’il fait pousser.
La seule contribution possible concerne la structure, pas la culture. Comme pour un abri de jardin ou une véranda, une serre close et couverte de plus de 5 m² (et de plus de 1,80 m de hauteur) relève de la taxe d’aménagement. C’est un impôt local lié à la construction, le même que pour n’importe quel aménagement extérieur.
Et c’est un paiement unique. La taxe d’aménagement ne se règle qu’une seule fois, l’année qui suit l’installation. Ce n’est pas une taxe annuelle, ni un abonnement : on la paie une fois, point final. Son montant dépend de la surface et des taux votés par votre commune et votre département (les structures de moins de 5 m² en sont, elles, totalement exonérées). Cependant, il existe un texte de loi qui permet aux municipalités d’exonérer les serres de moins de 20m² de la taxe d’aménagement. Pour en savoir plus : CODE DE L’URBANISME
En clair : votre serre n’est pas un « piège fiscal ». Elle relève des mêmes règles d’urbanisme que n’importe quelle construction de jardin, avec une seule contribution ponctuelle au départ et ensuite, des années de récoltes qui, elles, ne sont jamais taxées.
Conclusion : le fruit de votre travail, au sens propre
La pétition demande de rendre aux Français le fruit de leur travail. On peut signer, militer, débattre et c’est utile. Mais il existe aussi un geste concret, à votre échelle, qui commence dans votre jardin : produire une partie de ce que vous mangez, c’est récupérer une part de pouvoir d’achat qui, autrement, se serait diluée dans des dizaines de taxes invisibles.
Travailler jusqu’en juillet pour l’État, c’est une chose. Mais à partir de votre potager, chaque tomate récoltée est, littéralement, le fruit de votre travail et de personne d’autre.
Chez Myfood, nous croyons que reprendre la main sur son alimentation est l’un des leviers les plus simples et les plus puissants pour gagner en autonomie. Envie d’en savoir plus sur nos serres ? On en discute quand vous voulez.










