Pourquoi installer une serre quand il fait 40°C ? Justement parce qu’il fait 40°C.

juillet 10, 2026

Fruits et légumes : la facture ne redescend plus

juillet 27, 2026

Panier de fruits et légumes fraîchement récoltés : tomates, concombres, poivron, carottes et betterave

Chaque été, le même rendez-vous. Chaque été, le même constat : votre panier de fruits et légumes coûte un peu plus cher que l’année précédente. Sauf que cette fois, il y a vingt ans de recul pour le prouver.

Familles Rurales vient de publier la 20ᵉ édition de son Observatoire des prix des fruits et légumes. Deux décennies de relevés en supermarché, hypermarché, hard discount et magasins bio. Et une conclusion qui fait réfléchir : la hausse des prix des fruits et légumes n’est plus un accident de parcours lié à une mauvaise récolte. C’est devenu une tendance de fond.

Cette année, ce sont les légumes qui trinquent

Commençons par la bonne nouvelle : côté fruits, les prix se stabilisent cette année. Ils reculent même sensiblement en bio.

La moins bonne : les légumes, eux, repartent franchement à la hausse. +10 % en un an en agriculture conventionnelle. Et derrière cette moyenne, quelques produits ont pris l’ascenseur :

  • Courgette : +32 %
  • Tomate grappe : +31 %
  • Haricots verts : +24 %

Vous avez remarqué ? Ce sont exactement les légumes d’été. Ceux que l’on met dans une ratatouille, une salade, une poêlée du dimanche. Ceux que l’on achète justement en juillet et en août.

L’Observatoire l’explique en partie par la météo : printemps chaotique en France, conditions défavorables en Espagne et au Portugal, moins de volumes disponibles. Mais le climat n’explique pas tout, et c’est là que ça devient intéressant.

Le vrai sujet : vingt ans de décrochage

C’est le grand enseignement de cette 20ᵉ édition et il tient en deux périodes.

Avant 2015, les fruits et légumes augmentaient à peu près comme le reste. Un peu plus, un peu moins, mais dans le même wagon que l’inflation générale.

Depuis 2015, les trajectoires se séparent nettement. Sur dix ans :

Augmentation
Inflation générale (tous produits)+21 %
Fruits frais+54 %
Légumes frais+62 %

Source : données Insee reprises dans l’Observatoire des prix des fruits et légumes 2026

Traduit simplement : les fruits et légumes augmentent deux à trois fois plus vite que tout le reste. Pendant que vous vous demandiez pourquoi votre caddie coûtait plus cher sans que vous n’y mettiez davantage, c’était en grande partie ça.

Et c’est un paradoxe assez violent quand on y pense : les produits que les autorités de santé nous demandent de manger cinq fois par jour sont précisément ceux dont le prix s’envole le plus.

Fruits et légumes en tour de culture verticale : salades et tomates dans la serre Myfood d’un pionnier

Concrètement, ça donne quoi dans votre budget ?

L’Observatoire fait le calcul pour une famille de quatre personnes qui respecterait vraiment les recommandations nutritionnelles, avec les 19 fruits et légumes de son panier d’été.

Entre 141 € et 265 € par mois. Le premier chiffre en cherchant systématiquement les prix les plus bas, le second en achetant tout en bio. Soit, selon le panier, entre 10 % et 18 % d’un SMIC net.

Un détail passé un peu inaperçu mérite pourtant qu’on s’y arrête. L’Observatoire note que le panier composé des cinq produits les moins chers a augmenté de 15 % en un an, plus que la moyenne. Autrement dit : les foyers qui se rabattaient sur les produits les plus abordables pour s’en sortir sont ceux qui subissent les plus fortes hausses. La stratégie du « je fais attention » protège de moins en moins.

Sur cinq ans, à ce rythme, une famille dépense plus de 12 000 € en fruits et légumes au supermarché. Douze mille euros qui partent, et dont il ne reste absolument rien.

Payer plus cher, d’accord. Mais pour quoi, exactement ?

Il y a un deuxième volet à cette histoire et il date d’il y a quelques jours seulement.

Le 20 juillet, l’Assemblée nationale a adopté la loi d’urgence agricole… celle que tout le monde appelle désormais « loi Duplomb 2 ». Le Sénat a suivi le lendemain. Le texte autorise à nouveau, par dérogation, deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes interdits en France depuis 2018 : l’acétamipride et le flupyradifurone.

Nous avions déjà consacré un article à la première loi Duplomb l’été dernier. Le Conseil constitutionnel en avait censuré la mesure phare en août 2025. Un an plus tard, elle revient, réécrite pour tenir juridiquement.

Alors regardons les cultures concernées : la betterave sucrière, la pomme, la cerise et la noisette.

La pomme et la cerise. Deux fruits qui figurent précisément dans le panier de l’Observatoire de Familles Rurales.

Le résultat, pour vous, tient en une phrase : vous payez vos fruits et légumes de plus en plus cher et vous avez de moins en moins la main sur ce qu’ils contiennent. Ce n’est pas un choix entre le prix et la qualité. C’est une double perte.

Précisons : le débat agricole est réel et les producteurs qui peinent à couvrir leurs charges ne sont pas les coupables de cette situation, Familles Rurales le rappelle d’ailleurs très clairement dans son rapport. La vraie question, c’est celle d’un système où le consommateur se retrouve toujours en bout de chaîne, à subir des décisions prises loin de son assiette.

Intérieur d’une serre Myfood : tour de culture verticale et bacs de permaculture produisant fruits et légumes

Et si vous investissiez cet argent plutôt que de le dépenser ?

C’est là que le raisonnement bascule. Parce que si les prix montaient une année pour redescendre la suivante, autant patienter. Mais ce n’est pas ce que montrent vingt ans d’observation. La tendance est durable. Chaque année d’attente coûte donc un peu plus cher que la précédente.

Or il existe une option que l’inflation ne peut pas atteindre : produire chez soi.

Reprenez la liste des plus fortes hausses de 2026 : courgettes, tomates, haricots verts. Ajoutez les salades, les poivrons, les aubergines, les concombres, les fraises, les herbes aromatiques.

Tout cela pousse dans une serre Myfood. Toute l’année, y compris en plein hiver, grâce à la culture en tours de culture verticales et aux bacs de permaculture.

Et sur la question des pesticides, la réponse est simple : dans votre serre, c’est vous qui décidez. Aucune loi, aucune dérogation, aucun arbitrage entre filières ne vient s’inviter dans vos tours verticales. Vous cueillez le jour même, à trois mètres de votre cuisine et vous savez exactement ce qu’il y a dedans.

Ce n’est pas une posture militante, c’est une équation :

  • Au supermarché, vous payez environ 200€ par mois pour des produits dont le prix augmente chaque année et vous ne possédez rien.
  • Dans votre jardin, vous investissez une fois. Une serre Family 22 m² démarre à 8 990€ TTC, avec des modules à ajouter selon vos besoins et votre budget. Ensuite, il ne reste que quelques dizaines d’euros par mois de graines et de nutriments et ce coût-là, lui, ne suit pas la courbe des rayons frais.

Nous avions détaillé ce calcul dans notre article Rentabiliser ma serre Myfood en moins de 5 ans. Avec les chiffres 2026 de l’Observatoire, il devient encore plus favorable : plus le panier du supermarché grimpe, plus la serre s’amortit vite.

La différence entre subir et décider

Familles Rurales appelle les parlementaires à agir et c’est légitime : l’accès à une alimentation saine ne devrait pas dépendre du niveau de revenus. Nous soutenons pleinement cette démarche.

Mais entre le moment où une loi est votée et celui où vous en voyez l’effet en caisse, il se passe des années. Des années pendant lesquelles votre panier continue de grimper.

Produire une partie de son alimentation, ce n’est pas se replier sur soi. C’est simplement décider de ne plus être totalement dépendant d’une chaîne de prix sur laquelle vous n’avez aucune prise. C’est ce que font déjà plus de 1500 pionniers de la communauté Myfood, en France et ailleurs.

« La serre, c’est notre supermarché à domicile. »

Le prochain Observatoire sortira dans un an. Il dira sans doute la même chose que les vingt précédents. La seule vraie question, c’est de savoir où vous en serez à ce moment-là : devant un rayon en train de comparer les étiquettes ou dans votre serre en train de récolter vos tomates.

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